La Motte Chalancon

Français (Fr)English (UK)
LA TOMBE PALEOCHRETIENNE DE ROTTIER

Tombe paléochrétienne de RottierFouillée en 2001, elle est datable des VIe ou VIIe siècles. Il s'agit d'une structure dite "en bâtière", c'est-à-dire de section triangulaire : fond en tegulae (tuiles plates romaines) et côtés formés par deux rangées de ces mêmes tegulae, inclinées les unes vers les autres et recouvertes à leur jonction par une faîtière en tuiles canal.

Cet ensemble quelque peu monumental abritait un adulte de grande taille (1,80 m), enterré classiquement tête à l'ouest et pieds à l'est, alors que les os d’un autre squelette étaient posés en fagot sur ses jambes (tombe réutilisée).
Deux autres inhumés, cette fois en pleine terre, entouraient la tombe en tuiles, indice sans doute d'un cimetière burgonde ou mérovingien.


PIERRE DE BRUIS

C'est un célèbre hérétique français des débuts du XIIe siècle [était-il originaire de Bruis? Fut-il prêtre à Bruis ? Enigme insoluble] dont la doctrine, qualifiée de pétrobrusianisme, fut condamnée lors de plusieurs conciles. Ses principales idées : seul le baptème des adultes est valable ; inutilité de la communion et des églises (bâtiments) : l'Eglise, c'est la réunion des fidèles dans n'importe quel lieu ; les mérites accumulés ou non lors de la vie terrestre sont les seuls déterminants pour le salut : Paradis ou l'Enfer ;Tympans représentant la crucifiction enfin - c'est sa spécificité - Pierre de Bruis voue une véritable haine à la croix, instrument de torture du Christ, d'où les "bûchers (à la Savonarole) de croix" qu'il organisait. C'est dans l'un d'eux qu'il finit sa vie à Saint-Gilles du Gard, sans doute entre 1125 et 1130.

Deux rares tympans représentant la crucifiction à Die et St Gilles du Gard, probablement en réaction à la doctrine de Pierre de Bruis.

 




 

Photos Robert LAUDET


Données tirées des Cahiers de l’Oule, édités par le Club Sportif et Culturel Mottois.

Retour